Pérou / Bolivie

Trois jours dans le Salar d’Uyuni et le Sud de la Bolivie…

Trois jours dans le Salar de Uyuni et le Sud de la Bolivie

 Mercredi 17 février. Après 5 heures de bus à travers des paysages superbes, nous arrivons à Uyuni vers 20 heures. Perchée à 3656 mètres d’altitude, Uyuni ressemble à une ville western perdue au milieu du désert. Avec ses longues rues en terre qui mènent vers nulle part, ses chiens errants qui fouillent dans les déchets, ses carcasses rouillées du cimetière ferroviaire, Uyuni offre aux voyageurs que nous sommes une vision un peu de « fin du monde ».

 

 Nous voilà donc tous les cinq , dans la nuit noire, nos sacs sur le dos,  à la recherche d’une chambre …Les enfants râlent car ils sont fatigués et ont faim.. On ne fait pas les difficiles et on prend la première « résidencia » de libre…une chambre sombre sans fenêtre avec des draps plus que douteux…dans ce genre de cas, il ne faut surtout pas être trop regardant sur la propreté ! (mais heureusement on a nos sacs de couchage …) On pose nos sacs à dos et on part à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent ! A cette heure tardive, seules les petites échoppes de rues sont ouvertes et on n’a guère le choix qu’entre des saucisses huileuses accompagnées de frites (tout aussi huileuses !!) et des brochettes de lama…Arthur aurait bien essayé le lama mais au dernier moment, il change d’avis ! Les nouveautés culinaires, ce sera pour une autre fois !!

Le lendemain, départ à 10 h pour le salar de Uyuni. Philippe déploie beaucoup d’énergie pour trouver une agence parmi les quatre-vingt existantes pour nous emmener pendant trois jours visiter le désert de sel et les lagunes de cette magnifique région du Sud de la Bolivie, appelée le Lipez. Ca y est ! L’agence est trouvée et la vétusté du 4/4 (il doit bien avoir 25 ans !) n’altère en rien la grande excitation d’Arthur, tellement content de prendre place à l’arrière ! Et c’est parti ! 

Premier stop au cimetière ferroviaire et ses vieilles locomotives à vapeur toutes rouillées qui transportaient le minerai vers le Chili et le Brésil dans les années 1930 et 1940. Les enfants se font une joie d’explorer ces carcasses rouillées…

Second  stop à Colchani, un minuscule village où nous visitons une usine à sel. On apprend comment les boliviens conditionnent le sel : ils le sèchent d’abord sur une plaque sous laquelle ils font brûler un feu avec des arbustes ramassés dans les montagnes alentours. Puis ils vont le moudre,  y ajouter un peu d’iode et ensuite  le mettre en sachet qu’ils referment en chauffant le plastique grâce à un appareil spécial.

Après cette petite halte instructive, nous reprenons la route en direction du Salar…et là… quand nous arrivons à l’entrée de ce désert de sel, ce n’est que du blanc, du blanc à perte de vue. On est tous subjugués par ce paysage incroyable qui change chaque seconde selon la lumière.  Tantôt on se croirait sur la neige d’une banquise, tantôt sur des croûtes de sel qui se craquellent en plaques octogonales, tantôt sur la mer…En effet, le salar est à cette époque presque sous l’eau. C’est magique de voir les montagnes se refléter dans l’eau !

Dans cet « enfer » blanc, des hommes travaillent à longueur de journée pour y extraire du sel…Ils sont payés 6 bolivianos la tonne de sel, c’est-à-dire à peine un euro. La tête couverte d’une cagoule et de lunettes noires contre la réverbération insoutenable du soleil, leurs pieds et leurs mains sont rongés par le sel. Le guide nous explique que cette région  est en passe d’être bouleversée. En effet, on a découvert il y a quelques années que ce désert de sel renferme la moitié des réserves de lithium de la planète (ce métal si précieux pour fabriquer les batteries électriques). Même si le site est théoriquement protégé, cet immense gisement a commencé à être exploité…par les japonais (qui sont, comme chacun sait, à la pointe de la technologie !) On a pu voir effectivement des sortes de puits d’extraction…qui commencent malheureusement à dénaturer le paysage.

Quand à nous, on s’est amusés à faire des photos en profitant des effets d’optique que nous offraient le salar…Voilà quelques exemples !!!
On a ensuite roulé pendant plusieurs heures dans ce désert blanc… conscients de la chance de pouvoir jouir d’un tel spectacle. Nous quittons le salar au coucher du soleil et arrivons deux heures plus tard à notre hôtel…de sel ! Oui, tout est fabriqué en sel…les lits murs, les lits, les tables, les chaises le sol…C’est plutôt amusant, mais pas vraiment confort !

Le lendemain, nous roulons pendant des heures à travers des paysages sublimes…Quand nous  traversons des champs de quinoa, le guide nous explique que la culture du quinoa demande un travail fou (il faut ramasser les grains presque un à un puis les trier, les laver…tout cela pour presque trois fois rien ! Le quinoa est en effet vendu une « bouchée de pain » alors qu’il demande un énorme travail).

Nous croisons des troupeaux de lamas sauvages qui broutent dans des paysages désertiques parsemés de cactus (on se demande bien ce qu’ils peuvent bien manger !)…
Puis nous arrivons enfin à la laguna colorada, cette lagune mythique, entouré de volcans et censée être rouge comme le sang, à cause des algues microscopiques qui réagissent à la lumière. Pour être honnête , on a été un peu déçus par la couleur de la lagune, pas vraiment rouge…il faut dire que l’absence de soleil n’a pas vraiment aidé à faire ressortir les couleurs ! Notre nuit à la laguna colorada, dans un baraquement rudimentaire sans eau, fut plutôt froide…cela dit, à 4500 mètres d’altitude, il ne fallait pas s’attendre à avoir chaud ! Les boliviens qui tiennent cet endroit sont plutôt désagréables, fiers et prétentieux ! Ayant le monopole au sein de la laguna, ils ne font aucun effort avec les touristes! La chaleur des péruviens nous parait lointaine !!
Dernière journée de ce périple à travers le Sud Lipez avec la traversée du désert Siloli où l’on a pu grimper aux rochers près de celui appelé « l’arbre de pierre » :
Puis traversée des geysers Sol de Manana, très nombreux et puissant  car situés à proximité de volcans en activité…phil a quand même réussi à se brûler le pied en s’approchant un peu trop près d’un cratère !
Pi-nic au désert Salvador Dali…Paysage cosmique avec des pierres taillées par le vent, posées ici et là dans une symphonie de couleurs chaudes. Les filles sont en grande discussion avec Roberto,  le chauffeur, un peu rustre au début, mais finalement très content de pouvoir discuter dans un anglo-espagnol avec les filles… Arthur ne l’a pas quitté d’une semelle, que ce soit pour réparer le pneu quand on avait crevé ou encore pour faire l’entretien du 4/4 en fin de journée… Et quand on a quitté Roberto et son 4/4 le soir même, je crois qu’Arthur était aussi triste de quitter le 4/4 que Roberto !
Direction maintenant les sources thermales chaudes très riche en minéraux pour un petit bain…Au bout d’un quart d’heure , on sort de l’eau et on a tous la tête qui tourne, on se sent vraiment mal, avec des difficultés à respirer (sauf Philippe qui lui se sent très bien !!). Ce sont parait-il la richesse en minéraux et en soufre qui provoquent ces états !  
Dernière halte de ce périple : la laguna Verde, connue pour sa légendaire couleur verte, avec derrrière elle le volcan Licancabur haut de 6000 mètres (qu’on avait grimpé avec Philippe il y a quinze ans !) Presque aussi verte qu’il y a quinze ans, elle a cependant diminué de moitié à cause du manque d’eau…Un triste exemple des changements climatiques qui touche notre planète.
C’est maintenant l’heure de quitter la Bolivie et de faire nos adieux à Vincent, notre guide, Roberto, le chauffeur …et notre 4/4 !! On attend au poste frontière, perdu au milieu du désert, qu’une voiture (qu’on avait réservé) vienne nous cherche pour nous emmener au Chili. Nous sommes seuls avec les douaniers, et au bout d’une demi heure, nous apercevons un nuage de fumée au loin (un peu comme dans les westerns !!)…c’est notre voiture qui arrive !  
Trente minutes plus tard ( et 2000 mètres plus bas !), nous rejoignons le poste frontière de San Pedro de Atacama au Chili. Nous sommes tous accablés de chaleur car il fait 35 degrés alors qu’il en faisait 5 le matin (d’autant plus que nous avons gardé nos vêtements thermiques à manche longue !!) et l’on erre comme des âmes en peine à la gare routière avant de pouvoir prendre un bus pour Antofagasta, où on est censés prendre un avion le lendemain matin pour ..Puerto Mont.

Mais Philippe ayant eu l’envie sur soudaine de faire de la grimpette (à l’heure où j’écris, il doit être quelque part sur l’Aconcagua !), nous avons changé nos plans et nous nous sommes arrêtés à Santiago pour pouvoir nous rendre à Mendoza, ville de départ des expéditions pour l’Aconcagua !

Cela fait donc une semaine que suis  avec les enfants dans une maison qu’on a loué à Mendoza pour attendre Philippe qui devrait rentrer le 5 ou 6 mars . Cette pause nous fait un bien fou, que ce soit aux enfants ou à moi-même. En effet, ces deux derniers mois, bien que très riches, ont été  fatiguants et les filles ne rêvaient que d’une chose…ne pas faire leurs sacs à dos tous les matins, se réveiller dans le même lit plusieurs jours de suite…et faire la cuisine. Cela fait donc plusieurs jours qu’on enchaine ratatouilles, quiche lorraine et salades de fruits ! Même Arthur s’est découvert une passion  soudaine pour la cuisine, c’est le responsable en chef de la coupe des fruits et légumes !

On en profite également pour travailler « encore plus » que d’habitude…un peu trop d’ailleurs pour le goût d’Arthur !! Mais le présent de l’indicatif, les adjectifs qualificatifs et les accords sujets/verbes n’ont presque plus de secret pour lui !

Suite au prochain épisode…

 

Le lac Titicaca, une aventure géniale

Ce nom n’est pas des plus raffinés mais ses paysages sont plus que magnifique !!!Même si ça fait déjà plusieurs jours que nous y sommes allés, je ne peux pas ne pas partager avec vous cette expérience inoubliable …Nous sommes donc arrivés en Bolivie tous très fatigués par le passage de la frontière où nous avons cru que nous allions devoir retourner à Puno (à 3 heures de route) pour refaire les papiers d’immigration que papa et maman avaient perdu entre les sacs de couchages et les passeports….Heureusement, papa, grand négociateur, a réussi à nous faire éviter cet énième déplacement. On s’est donc retrouvés dans un car en compagnie de trois boliviennes en costume traditionnelle et nous sommes arrivés à Copacabana aux alentours de midi. Les estomacs gargouillaient tous mais la priorité restait de changer les dates des billets d’avion pour le Chili … Après ça, nous sommes allés dans un petit restaurant pour goûter la « trucha » du lac. Le plat est arrivé et on a tout de suite vu qu’il faisait la taille de deux poulets entiers !!!
L’isla del sol, Ile du soleil !!! Aujourd’hui, nous partons pour l’isla del sol en bateau, le jour du mercredi des cendres…
Après deux grosses heures de bateau, nous sommes arrivés au nord de l’ile ou nous avons était accueillis par des cochons, des ânes, des vaches et surtout des pétards car en ce moment, c’est le carnaval en Amérique latine et dans ce carnaval, on éclate des gros pétards, on décore les façades des maisons avec des ballons de toutes les couleurs et on se met Beaucoup de mousse à raser et de bombes à eau dessus !
Nous avons cherché un hôtel et au bout d’un moment, papa nous a dit de l’attendre sur la plage pendant qu’il allait chercher un hôtel plus loin, près des ruines incas (toujours les hommes au travail !).Un quart d’heure plus tard, il est revenu et nous a dit : « J’ai trouvé un ‘’hôtel cinq étoiles’’…Vous allez voir, ça va beaucoup vous plaire. Mais c’est très spécial. »Et à mi-chemin, il nous a délivré son secret :«En fait, nous dormons chez l’habitant. »a-t-il fait tout excité ! On était tous très content de voir comment les boliviens vivaient !!! On est enfin arrivé dans une maison au toit de chaume avec un petit magasin à l’entrée où la bolivienne et sa fille vendaient des boissons boliviennes comme de l’inca cola et aussi des twixs et d’autres barres chocolatées. Papa, qui avait visité la maison au paravant, nous a montré les différentes pièces en commençant par la chambre du mari et de la bolivienne :je peux vous dire que ça ne sentait ni la rose, ni le parfum miss Dior ! Ça sentait surtout le renfermé et l’odeur de chaussettes dans lesquelles sont restés trop longtemps les pieds … On a continué par la chambre de la jeune fille qui n’était pas mieux rangée que celle de ses parents ! Avec comme décor très sympathique, des pantalons troués et des robes avec de la crasse partout dessus ! Bien-sûr, l’odeur n’y était pas plus agréable…
Et maintenant, la cuisine : alors là, vous n’imaginez pas ! Nous avons, surement en guise d’accueil, croisé un petit rat sous le four en terre, qui se cachait sous les feuilles de coca. Nous avons aussi vu à côté, la pile de bouse séchées qui permettaient à la bolivienne de faire bouillir l’eau pour son thé ou de faire de la cuisine pendant 5 à 6 heures et de pouvoir faire cuire ses aliments… Et quand on veut aller au toilettes, pas d’eau chaude alors on devait aller remplir les bidons d’eau dans la petites cour et trouver la bonne quantité d’eau ce qui pour Arthur et moi n’était pas des plus facile !!!
A la fin de la visite, après s’être installé dans notre merveilleux hôtel cinq étoiles, nous sommes tous les cinq partis à la découverte des ruines incas !!! La route était mignonne et souvent, on voyait des petits  cochons près d’un torrent, une dame qui cultivait le maïs dans un champs ou un monsieur qui conduisait ses ânes chargés de marchandises au village où il vendrait certainement ses récoltes et enfin,  après 15 minutes de marche, nous sommes arrivés aux ruines incas !!! Après avoir longuement admiré la table cérémoniale, Arthur et moi avons tenté le labyrinthe incas avec maman qui essayait de nous suivre en prenant garde à ne pas se cogner la tête à chaque passage des portes en pierres sacrées (si jamais on avait l’occasion de rencontrer un grand chef inca, il aurait surement prit Papa et maman pour un couple de girafes !). En arrivant au bout du labyrinthe, nous avons découvert la vue magnifique du lac avec ses reflets bleus et son calme instantané !
Et après une petite pause où les parents nous ont offert un paquet de chips devant la vue de ce magnifique spectacle, nous sommes rentrés au merveilleux hôtel cinq étoiles et les parents sont partis chercher le dîner que nous allions ensuite manger dans notre belle salle à manger équipée de tables (les lits), de nappes (les draps) et de chaises (les oreillers). Quand les parents sont rentrés, on a dégusté notre repas (des sandwichs et des yaourts à boire) puis on s’est couché très fatigués !
Maintenant, le sud de l’île !!!   Ce matin, on s’est réveillé et on n’a pas tardé à découvrir qu’il pleuvait des trombes d’eau et qu’ on pouvait tout de suite oublier notre programme de la journée !!! Et on ne pouvait pas sortir prendre le petit déjeuner ce qui a vite désespéré Arthur dont le ventre gargouillait plus que jamais. Heureusement, (nous sommes « lucky »), la pluie s’est arrêtée et nous avons pu descendre au village pour prendre un petit déjeuner à la grande joie d’Arthur et après avoir pris quelques tartines, nous avons commencé la balade vers 10 heures du matin et avons longé le lac en marchant sur une petite colline de terre et après 1 heure de marche, nous sommes arrivés dans un village et avons attaqué une montée de marche éternelle mais qui a pourtant duré 10 minutes… En montant les marches, Arthur et maman ont rencontré deux petites filles et maman leur a demandé : Ou allez-vous ? Elles ont répondu en espagnol bien sur : A l’école et c’est à 10 minutes de chez nous. »Et maman leur a demandé : Et combien êtes-vous dans votre classe ? » Elle ont répondu : Trois. » Et maman leur a demandé : Et qui est le troisième ? » Et elle ont répondu : « C’est un âne. » Vers midi, nous avons trouvé un superbe endroit avec une vue incroyable sur le lac !!! L’eau était d’un bleu sublime et  Papa a répété plusieurs fois dans ses vidéos : « Pas besoin d’aller aux Maldives pour voir un bleu aussi magnifique !!! »

Après le déjeuner, nous sommes arrivés dans un village ou était prévu notre retour pour Copacabana où on allait prendre le bus pour Lapaz puis pour Potosi, la ville où l’ on peut visiter des mines !!!  Et Papa nous a raconté ce qu’il avait vécu 15 ans avant et nous a montré l’hôtel où il avait été très malade à cause de l’altitude (L’Isla del Sol est à 4000 mètres d’altitude)… Il nous a aussi montré l’escalier qu’il avait eu beaucoup de mal à monter quand il était arrivé au sud de l’île !!! On a pris le bateau pour rentrer à Copacabana et le séjour au lac Titicaca touche à sa fin !!! Et maintenant, direction Lapaz !!!

 

J’espère que l’article vous a plu et à bientôt pour de nouvelles aventures !!!

Clémentine.

3 jours de trek dans le canyon del Colca

Direction la gare routière pour attraper le bus local qui doit nous emmener au petit village de Cabanaconde, à l’entrée du canyon. La route est superbe…

Après 7 heures de voyage, avec une majorité de locaux à tenue andine, nous arrivons vers 18 heures et notre Clémentine a l’air bien mal en point. On se dirige vers la première « hospedaje » pour qu’elle puisse s’allonger. Après une nuit où elle été bien malade, Philippe l’emmène à l’hôpital du coin  car elle a l’air  complétement déshydratée.

Un vrai poème que cet « hôpital » champêtre où Clémentine a été prise en priorité après s’être acquitté du prix de la consultation à …. 3 euros ! Ils reviennent deux heures plus tard avec des médicaments, dont une solution de réhydratation que Clémentine refuse de boire car elle ne pouvait pas supporter le goût (quel caractère !) ! Il a fallu faire preuve d’imagination et de patience (et également une solution avec un goût différent !) pour que Clémentine se remette sur pieds et évite de justesse un second séjour à « l’hôpital » pour la perfuser.

Place du village de Cabanaconde avec le canyon en toile de fond
Entre temps, Arthur trépignait d’impatience pour commencer le treck….une descente difficile et aérienne de 1300 m de dénivelé  le premier jour, 6 heures de marche le lendemain puis nuit dans le canyon le 2 ème jour …avant de remonter pour un « bavante » de 1300 m pour revenir au village ! Philippe, Océane et Arthur sont donc partis tous les trois et nous devons les rejoindre le lendemain à un « pont » situé à 20 minutes de l’arrêt de bus ! Pas très précis comme rendez-vous… Je ne suis alors pas très sûre de réussir à les retrouver !!
Départ pour le treck…enfin! La famille se sépare pour se retrouver le lendemain…

Après une nuit réparatrice, nous prenons donc un petit bus local avec Clémentine….on ne peut plus dépaysant ! Nous sommes assises toutes les deux à l’arrière du bus avec des paquets dans les pieds et  sur les genoux, entre un péruvien édenté et une maman avec son bébé dans le dos. On a bien failli ne jamais arriver !

Pendant les 2 heures de trajet, on a dû s’ arrêter à trois reprises et à chaque fois, tous les passagers ont été obligés de descendre pour alléger le bus qui ne pouvait pas passer en raison des rivières qui coupaient  la route. Le chauffeur, aidé des passagers, a dû prendre des pierres pour créer un passage pour que le bus puisse passer la rivière…Chaque passage de rivière relevait plus ou moins du miracle !! La dernière partie du trajet fut celle qui nous a causé le plus de frayeurs à cause du précipice de 400 mètres juste en contrebas de la route…aucune barrière de sécurité, ni bas –côté pour nous rassurer !

Quand le chauffeur nous a déposé,  Clémentine et moi, à un croisement (à 20 minutes de marche du supposé « pont ») on était à la fois soulagé de quitter ce tombeau à ciel ouvert, et en même temps un peu stressés d’être sur une route en pleine chaleur en plein milieu de nulle part !! Heureusement, après 10 minutes de marche, nous apercevons au bout de la route le reste de l’équipe…

La route qui descend dans le canyon, vue du bus…il vaut mieux ne pas avoir le vertige!
Passage d’une des rivières. Tous les passagers descendent et attendent que le chauffeur mette des pierres pour pouvoir faire passer le bus;

Il est dix heures du matin, il fait chaud et la route est encore longue. On demande à un camion qui passait par là (une vraie chance car il y en a très peu !) de nous avancer de quelques kilomètres. Nous nous sommes donc installés à l’arrière du camion pour 30 minutes, ce qui nous a évité une belle montée sous une chaleur torride. Puis nous voilà repartis pour plusieurs heures de marche dans cet environnement aride parsemé ici et là de cactus.

 

En plein canyon, derrière une forêt de cactus, nous découvrons un « supermercado » local tenu par un péruvien adorable à qui on a acheté quelques bananes et une bouteille d’eau…
Les enfants sont en pleine forme et marchent en chantant à tue tête…
Quelle surprise de découvrir un véritable oasis en contrebas du canyon : l’oasis de Sangalle qui sera notre étape pour la nuit. Nous y trouvons des petites cabanes très sommaires pour dormir, mais surtout une piscine naturelle pour la plus grande joie des enfants !
Les filles ont insisté pour prendre leurs affaires de classe pour pouvoir travailler pendant le treck…Arthur s’en serait bien passé!
Après l’effort (une page de maths et deux pages de français!!)…le réconfort: bain dans le torrent puis dans les sources d’eau chaudes!

3ème jour…Après une petite nuit de sommeil, départ à 4 h30 avec la lampe frontale pour avaler 1300 mètres de dénivellé…Beaucoup de gens nous déconseillent de le faire avec les enfants…mais on a confiance et la montée se fait sans difficulté particulière en 2 H 50 (bon, ce n’était quand même pas une promena de santé!)  

On est presque arrivés…
Pause « yoga » pour Océane.
Encore un petit effort…On y est presque!
Enfin en haut!! Petite pause bien méritée! On est exténués mais heureux…et aussi fiers de nos enfants qui se font applaudir par la cinquantaine d’adultes qui en ont autant bavés!
Le retour à Arequipa nous a offert à nouveau des paysages splendides…et passages à près de 5000.La tête dans les étoiles!
Le bus s’arrête dans un petit village..Nous avons l’occasion de découvrir un coktail local fait à base de fruit de cactus.: le Colca Sour.Un vrai délice! On a aussi trouvé la trace de faucons(après les condors) et d’un lama…ce qui a fait la joie des enfants…et de la bolivienne future milionnaire du canyon vu le nombre de touristes « qui a trouvé un vrai filon!!

En synthèse de ce trek , ce fut un vrai plaisir…même si pas toujours facile .Les enfants nous ont bluffé !Nous sommes prêts à relever le challenge du chemin des Incas jusqu’au Machu Picchu !

 A bientôt pour de nouvelles aventures !

De Lima à Arequipa…

Après avoir quitté San José (Costa Rica) au petit matin, nous sommes arrivés 18 heures plus tard à Lima. Le voyage fut très long car avec notre billet tour du monde, nous avons été obligés de voler avec American Airlines  et donc de transiter par Miami …. Pas très écologique tout cela…d’autant que nous n’aurons même pas le temps de passer sur Miami Beach au grand dam de Clémentine.!!

Nous avons été plutôt séduits par Lima, fondée en 1535 par Fransisco Pizarro, sous le nom de « Cité des Rois »  et devenue mégalopole de 10 millions d’habitants où s’entasse le tiers de la population du Pérou. Nous avons trouvé une auberge de jeunesse (un superbe bâtiment colonial… de couleur rose… avec des belles peintures et sculptures)  dans le quartier de Miraflores, le quartier riche et moderne de Lima où les classes aisées ont « migré » avec l’explosion démographique de Lima, occupant ce qui n’était que campagne il y a un siècle. Quartier sans relief particulier au niveau culturel, mais quartier vivant et commercial, avec beaucoup de restos et autres « hospedadge » pour « backpackers »…facilitant notre intégration dans la ville.

Bienvenue au Perou!
Notre dormitory 4 étoiles dans l’auberge de jeunesse de Miraflores

Le spectacle du front de mer tôt le matin ou le soir vaut le déplacement, pour observer les familles bourgeoises et la jeunesse dorée venant y faire du sport (avec coach privé bien sûr !) ou flâner, profitant de cet espace si rare à Lima où l’ on peut enfin oublier les voitures ! On a tout de suite été conquis par le centre historique de Lima, particulièrement la plaza Mayor (classée patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1991) qui regroupe de beaux bâtiments jaunes de style espagnol avec des balcons en bois surmontés de ce qu’on appelle des jalousies.

On trouve des églises et monastères à chaque coin de rue, plus intéressants et surprenants les uns que les autres. A noter la Cathédrale, bel exemple du baroque colonial, construite après le tremblement de terre de 1746, sur un sanctuaire édifié lors de la fondation de Lima, ou encore la basilique  et le Monastère San Fransisco de Asis, un des exemples coloniaux les mieux conservés de Lima , et enfin Santo Domingo, qui nous a beaucoup plu.  

Les péruviens  vivent leur foi, mélangée de catholicisme et de croyances ancestrales (comme le chamanisme). On va retrouver cette « fusion » partout au Pérou, que ce soit dans les églises ou les monastères. Cela s’explique notamment par le fait que les espagnols n’ont pas réussi à « convertir » les incas comme ils l’auraient voulu (notamment car ceux-ci étaient très attachés à certains rites, comme le culte des morts qui consistaient à momifier les morts).

Le christianisme n’est donc parvenu à s’implanter qu’en « épousant » les cultures ancestrales, c’est pourquoi  il subsiste énormément de « signes » du temps des incas cachés au sein des représentations catholiques . La peinture de Cuzco représente très bien ce « mariage »

On a écouté, sur la Plaza Mayor, un guide, passionnant…mais en espagnol, nous parler de la naissance et de l’expansion de la ville. Mais on a filé à l’anglaise au bout d’une heure tant la chaleur était insupportable et le ventre des enfants criait famine ! On s’est donc dirigé vers le premier restau typique et on a découvert les fameuses « chauffa » (riz et poulet façon chinoise) que nous allons expérimenter pendant tout notre séjour au Pérou ! C’est en effet une formule très économique et très bonne pour les « backpackers » que nous sommes. Nous reviendrons sur la cuisine au Pérou dans un article spécifique !

Pendant ces deux jours à Lima, nous avons eu l’occasion de visiter  le mont Saint Cristobal qui nous a offert une vue magnifique sur Lima. Le trajet en bus « collectivo » nous a fait réaliser l’extrême pauvreté de certains quartiers de la ville , avec ses nombreux bidonvilles, et également sa dangerosité (prendre des photos du bus la vitre ouverte présentait un vrai risque de se faire arracher l’appareil photo !).

Nous retiendrons de Lima une ville un peu chaotique, typique d’une d’un pays émergent, à l’architecture désordonnée, conséquence des différents tremblements de terre qui ont émaillé son histoire. Lima est une ville plurielle où, à côté des quartiers populaires en brique nue du centre-ville encore délabré et des  « villages «  périphériques attachants comme Barranco, repaire d’étudiants et d’artistes (notre coup de cœur),s’est développée une bourgeoisie qui vit presque comme à Paris !

 

Après Lima, direction Arequipa . Les enfants étaient très excités car on a décidé de leur offrir un bus « cama » (c’est-à-dire avec un siège qui s’incline à 160 degrés !) avec des écrans individuels ! Avec Philippe, on n’a pas dormi de la nuit…mais les enfants, eux, ont passé une nuit excellente non sans dévorer 2 films en espagnol, sous titrés…en anglais ! !!

Dans cette ville attachante, animée de jour comme de nuit, moderne et historique à la fois, dynamique sur les plans économiques et culturels, on ne sait pas où donner de la tête devant tant de beauté… Entre les superbes demeures de style colonial, les églises bâties en roche volcanique blanche (ce qui a valu à Arequipa le surnom de « ville blanche »), les couvents et les monastères avec leur décors baroques tirant parfois au fantasque, la ville offre toute une palette de couleurs..

La cathédrale d’Arequipa illumine la place principale

Vallée d’Arequipa

Veillée par les  sommets enneigés des Andes occidentales et les volcans Chachani et Misti (qui a commencé à se réveiller lorsqu’on y était !), cette proximité lui a valu de connaître de nombreux tremblements de terre, dont le dernier en 2012. D’ailleurs, dans tous les bâtiments, que ce soit les hôtels, restaurants, et même les églises, on trouve des indications de « zona securidado » en cas de séisme. Comme partout au Pérou, la Plaza del Arma est la place principale de la ville.

Avec son imposante cathédrale et ses beaux bâtiments coloniaux, c’est l’endroit parfait pour flâner et bavarder, ce qu’on n’a pas hésité à faire à plusieurs reprises ! On a même eu la chance d’assister au défilé militaire qui a lieu tous les dimanche matin. Et a ravi Arthur ! Pendant plus d’une heure, on a vu tous les « officiels » de la ville défiler en grande pompe avec les militaires dans leur superbe tenue sous les notes de la fanfare ! I

Petite pause photo devant la plaza del arma

Pas vraiment de parité chez les policiers d’Arequipa..il n’y a que des femmes!

On ressent chez les habitants d’Arequipa (qui  se sentent d’abord aréquipéniens avant d’être péruviens) une grande fierté et un esprit frondeur, voire même révolutionnaire ce qu’ils revendiquent d’ailleurs comme nous le confirmera la guide qui nous fera faire le tour de la ville. Nous profiterons 2 jours  durant de la douceur de cette ville où le soleil règne 300 jours par an, du petit déjeuner traditionnel constitué de Maca, censé réveiller chaque matin l’Arnold Schwarzenegger qui sommeille en chacun d’entre nous (voir photos !) et du jus de Quinoa… Pas toujours évident à ingurgiter…surtout pour les enfants. Le sacro-saint  sandwich à l’œuf et les jus frais de mangue ou ananas feront l’affaire !

Petit déjeuner traditionnel péruvien: du maca pour être fort comme sur la photo…ou du jus de quinoa
Comment ne pas apprécier la douceur de vivre d’Arequipa…plus que la douceur des nuits à l’Auberge de Jeunesse que nous avons choisi où les noctambules fêtards/routards nous ont rendus les nuits…agitées !!  Cela n’a pas empêché les enfants de garder le rythme du travail le matin…

Après Arequipa et une première étape dans notre acclimatation à l’altitude (2300 m), nous avons décidé d’explorer le canyon del Coca,  2ème canyon le plus profond du monde….La suite de notre aventure dans un prochain article !

Sur les traces des incas…

Dans la construction…un peu hâtive, du voyage, nous avions fixé le Pérou et La Bolivie comme clés en Amérique du Sud, car, même si chaque pays a sa personnalité, notre voyage avec Marie il y a 15 ans nous avait convaincu que le dépaysement serait vraiment fort et donc très intéressant pour les enfants.Nous avions donc très envie d’aller sur les traces de la civilisation inca dont l’apport culturel a été si riche…en si peu de temps (un peu plus de 3  siècles !).Et est encore si présent !!!

Quoi  de plus parlant que d’emprunter le chemin des Incas menant à la Porte du Soleil au Machu Picchu pour plonger dans l’univers Inca ??

Le trek « historique » étant impossible en saison des pluies (et donc fermé en Janvier !),nous nous sommes orientés vers le « Jungle Trek », trek de 4J/3N combinant différents moyens de locomotions pour rallier le site précolombien considéré comme le plus spectaculaire d’Amérique du Sud !

Nous avons commencé ce jungle trail par la traversée de la Vallée Sacré des Incas. Premier stop à Chinchero, premier site inca de la vallée sacrée.

Nous voyons des paysannes assises sur leur jupe déployée en corolle. Chapeaux melon des marchandes de l’altiplano, chapeaux à pompom de Pisac ou chapeaux plats de la région voisine…Le Pérou compte autant de costumes différents que la France de fromages !

A Chinchero, nous avons découvert un centre de tissage,  spécialité de cette petite ville . Les femmes n’ utilisent que des produits naturels (du mais noir, des feuilles de coca, d’eucalyptus..) pour colorer la laine qu’elles font d’abord tremper dans de l’eau mélangé à de l’urine (d’enfant!!) puis elles la filent avant de la faire bouillir dans des grands pots en terre. Dernière étape: elles la font sécher par fils de couleur. Il leur faut environs une semaine pour faire un pull ou un pancho.

2ème stop à Ollantaytambo avec la présence de l’imposante forteresse inca qui surveillait le chemin du Machu Picchu. Manco Capac y remporta une ultime victoire sur les espagnols avant d’aller fonder sa nouvelle capitale à Vilcabamba. Superbe site… et superbe village où les nouvelles constructions ont épousé le tracé rectiligne initial. On voit encore les canaux d’évacuation au centre des ruelles, très étroites car à l’époque il n’y avait guère que les lamas pour passer. Derrière les portails de certaines élégantes maisons à patio, il y a une pauvreté incroyable contre laquelle luttent les habitants d’Ollantaytambo.

Les ruines d’Ollantaytambo
Certaines maisons sont encore avec des toits de chaume, comme au temps des Incas.
Le village d’Ollantaytambo n’a guère changé depuis l’arrivée des espagnols. Le plan en échiquier est demeuré le même

 

Les habitants dressent des croix sur les toits des maisons dès que leur construction est finie. Un grande fête est alors célébrée (une pendaison de crémaillère en quelque sorte !) Des poteries locales ainsi que des bouteilles de bières sont généralement posées près de la croix.

Notre guide, John, de 22 ans qui nous accompagnera au cours de ces 4 jours, nous régale et passionne les enfants avec des éléments très concrets de la vie actuelle d’un péruvien de 22 ans …pour qui l’héritage inca est clé !

On s’arrête ensuite au marché local pour déguster la fameuse « sopa de pollo », leur plat quotidien.

Puis montée dans une vallée sublime ou les dégradés de vert épousent parfaitement le bleu du ciel et nous accompagne quasiment jusqu’au col proche de 4400 m avant …un changement radical de temps dès que nous sommes passés de « l’autre côté » !

Pluie fine puis déluge jusqu’au point du briefing à 4200 m ! On était pas encore sur les vélos… qu’ on était tous trempés jusqu’aux os ! Puis  descente de 50 kms à vélo ..dans des conditions météo déplorables. Il a plu des « trombes d’eau »sans discontinuer pendant 2 heures ! Malgré cela, les enfants étaient enchantés (surtout Arthur dont le vélo avait été trafiqué pur que la taille adulte convienne)… quand il fallait traverser des petites rivières à vélo ! Quand le parcours a touché à sa fin, les enfants en redemandaient encore !

Le lendemain, départ très matinal pour un treck dans la jungle. Au-delà de la beauté de la végétation, nous avons appris, grâce à John, notre guide, énormément de choses sur les plantations et  les fruits de la jungle ainsi que la culture péruvienne.
Au cours de cette longue journée de marche, nous avons eu la chance de déguster, tout droit venus de cette belle nature qui nous entourait, des bananes, des mangues, des fruits de la passion, des petits piments rouges, des avocats ( nous ne savions pas qu’ils poussaient dans des arbres !!) et des massassembas. Ces derniers sont des fruits à chaire blanche qui parait-il ont des vraies vertus anti-cancérigènes.
le fruit massasamba à vertu anti-cancérigène

Ayant été complétement dévoré par les moustiques péruviens tellement petits qu’on ne les entend  pas plus qu’on ne les voit  (heureusement le virus Zika n’a pas encore touché le Pérou !), notre guide nous a enduit d’un répellent naturel. Ce sont des petites boules rouges contenues dans un fruit ressemblant à un fruit de cactus et qui, une fois étalé sur la peau, pourraient faire croire à du maquillage.

Nous avons découvert des champs entiers de feuilles de coca : lorsque leurs fruits sont rouges, on les récolte et les fait sécher. Les andins utilisent beaucoup les feuilles de coca en infusion ou alors ils les mastiquent de longues heures durant (efficace contre le mal de l’altitude). Ces feuilles de coca sont illégales dans tout le pays, sauf dans la jungle. Elles servent également d’offrande à leur Dieu, c’est pourquoi souvent les péruviens laissent quelques feuilles dans  les points culminants de la jungle, tout en faisant des prières.

Lors d’une pause bien méritée dans une petite cahute, les enfants ont joué avec un petit animal « picuro » qui leur a beaucoup plu avec ses moustaches blanches !

Nous avons dégusté du jus de mais rouge (un peu spécial !), de l’inca tequila (liqueur locale avec un serpent pour aider à la fermentation !!), et un bon  café nativo venant directement de la jungle. Lorsque l’on nous a proposé de manger quelques termites dont les péruviens raffolent car ils sont bourrés de protéines, on n’a pas été très courageux et on a décliné poliment la proposition !

L’inka tequila, la tequila péruvienne avec un serpent dans la bouteille…
Il y a des centaines de sorte de pommes de terre au Pérou

Le lendemain, malgré des trombes d’eau qui n’en finissent pas, nous décidons quand même de faire de la tyrolienne prévue au programme de notre jungle trail. Grosse excitation des enfants…Marie un peu moins emballée (un peu d’appréhension) avant finalement de se lancer!

On ne peut pas dire qu’elle a adoré…Et quand on lui a proposé pour la dernière tyrolienne de faire « superman » c’est-à-dire la tête en bas, elle a  laissé ce plaisir à Océane, Clémentine aux filles et à Philippe !!

Après cette matinée bien chargée en adrénaline, direction à pieds vers la petite ville d’Agua Calientes, point de départ du Machu Picchu. Nous avons longé pendant 3 heures la ligne de chemin de fer. Ici, ni barrière ou passage à niveau, la voie de chemin de fer fait également office de route et le sifflement du train à l’approche suffit comme mesure de sécurité ! Arthur était emballé à chaque fois qu’un train passait !! Et la perspective d’en voir un autre le motivait dans cette marche un peu monotone…

La nuit à Agua Calientes, dans un hôtel à ciel ouvert (car il n’était pas fini d’être construit  !) fut  la pire depuis le début du voyage ! Il est vrai que depuis que l’on est  au Pérou, il est difficile de dormir au calme…Comme dans de nombreux pays en dévelopement, les péruviens n’ont pas la même conception que nous du bruit et du respect du sommeil des autres. Mais là, c’était au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer. Les rires et discussions jusqu’à 3 heures du matin du personnel de l’hôtel ne nous ont laissé qu’une petite heure de sommeil avant notre lever à 4h pour grimper jusqu’au Macchu Pichhu !

Petit déjeuner à la Boulangerie Française (si,si !) à 4H30 ou nous ingurgitons croissants et pain chaud  et café con Leche pour Marie avant de partir à 4H30 !

Les différentes personnes que l’on a rencontré nous ont fortement déconseillée de grimper à pieds jusqu’au Machhu Picchu avec les enfants, car il y avait 1H45 de montée très raide avec plus de 1400 marches…

Nous avons quand même décidé de ne pas prendre le bus (quel dommage d’arriver en bus dans cet endroit magique) et la montée fut vraiment un « jeu d’enfant »…en 1 heure 15, nous voilà à l’entrée de ce site sacré du Macchu Picchu… un nom qui résonne avec une aura de mystère et d’aventure. C’est la première image qui envahit l’esprit lorsque l’on parle d’archéologie et de civilisation inca en Amérique du Sud…l’emblème du Pérou !

Le ciel était encore un  peu couvert à notre arrivée mais peu à peu, en à peine 2h, le soleil a illuminé les vestiges incas .Le jeu du soleil et des nuages sur ce site sacré…une vraie  merveille !

 Nous avons pris beaucoup de plaisir à nous perdre dans les méandres de ces édifices de pierre, à serpenter le long des canalisations, à découvrir les terrasses de culture dans lesquels on cultivait du mais et de la pomme de terre…et  à rêver à la splendeur passée de la cité . Il se dégage de ce  lieu beaucoup de spiritualité et on a pu s’allonger pendant une heure sur la pelouse d’une terrasse pour profiter de la magie de cet endroit ! Quand nous avons pris le chemin de retour, les hordes de touristes étaient là…et nous étions contents de quitter la foule ! Retour en petite foulée à Agua Calientes…20 minutes pour descendre les marches…Record du monde comme disent les enfants !!

Retour à Cusco par le train Perurail avec des fenêtres panoramiques pour admirer le somptueux paysage. Avant 2 jours de pseudo repos avant notre départ pour la Bolivie !

Où sommes nous?