Je me suis toujours dit qu’il fallait sauver les baleines et les protéger car elles sont en voie d’extinction. Mais avant de me lancer dans ce projet, peut-être serait-il nécessaire d’en avoir déjà vu une, non ? Alors après avoir soufflé mes 10 bougies à Wanaka en Nouvelle Zélande et avoir été gâtée par ma famille, avoir eu mes amies au téléphone, et avoir fait du vélo près d’un lac à l’eau cristalline entouré d’arbres aux couleurs d’automne, nous sommes donc partis de Wanaka le jeudi 28 avril au matin. Direction Christchurch.

Nous avons longé une route magnifique avec deux lac à l’eau si transparente qu’on aurait dit qu’il n’y en avait pas en faisant un petit détour par une aire de jeux ou nous avions pu profiter parents et enfants d’une tyrolienne gratuite (pour une fois). Nous sommes arrivés à Christchurch (une ville détruite par le tremblement de terre de 2011) ou nous attendait un colis contenant des manuels d’école et une liseuse pour Maman qui était dans le sac volé au Chili à Santiago. Après avoir récupéré le carton, nous nous sommes dirigés vers la petite ville toute tranquille de Kaikoura ou nous allions vivre une expérience inoubliable le lendemain.

Vendredi 29 avril Ce matin, nous nous sommes préparés à la hâte pour notre tour de bateau qui était prévu à 10 heures 30. A peine avons-nous démarré que tout le monde(beaucoup de japonais surtout) avait déjà le mal de mer. Le FAST BOAT tanguait si fort que quelques fois, on sautait sur place ! Nous avons fait un grand bout de route quand soudain, le capitaine du bateau a annoncé dans le micro : « Nous nous rapprochons d’une zone ou les chances sont de quatre vingt dix neuf pour cent de voir des baleines.  Vous pouvez sortir du bateau pour prendre des photos. » (Bon, sur le moment, y avait pas grands chose à voir si ce n’est une étendue d’eau magnifique entourée de montagnes à la neige éternelle, ce qui aurait pu être une photo de carte postale).

Nous sommes donc sortis sur le ponton du bateau et pendant au moins 45 minutes, nous avons attendu l’arrivée spectaculaire d’une baleine. Le capitaine du bateau mettait un drôle de micro dans l’eau pour capter le chant des baleines.

Après presque une demi heure d’attente, une bosse bleu foncé apparut à la surface de l’eau.  On vit le jet de la baleine (qui peut atteindre jusqu’à deux mètres). Nous avons vu le dos de la baleine pendant à peu  près sept minutes, en admirant ses jets d’eau très puissants. Puis nous avons entendu dans le micro : « Here we go ! » ( ce qui veut dire c’est parti.) avant que le capitaine n’ajoute : « préparez vos caméras, la baleine va replonger et vous allez pouvoir voir sa queue sortir de l’eau. « Et effectivement, nous avons vu la magnifique queue de l’énorme mammifère jaillir de l’eau  pour replonger quelques secondes après. Nous étions tous émerveillés par ce qu’on venait de voir. Une baleine !!!

Incroyable surtout de voir la precision avec laquelle l’Homme peut « maitriser » l’animal.99% de chance de voir une baleine alors qu’il n’y en aurait plus que 2500 à 3000 dans cette région du monde! En tout cas,our revenir au titre de mon article ,il faut tout faire pour sauver ces mammifères!

Le bateau  remis le moteur  et vogua sur l’eau pendant un quart d’heure. L’engin était très bien équipé contre le mal de mer. Une dizaine de petits sacs en papier était empilés dans une pochette en tissu qu’on pouvait saisir à tout moment en cas d’urgence. Nous mangions nos sandwichs en contemplant la mer bleue entourée de montagnes. Soudain, plusieurs formes surgirent de l’eau. On distingua des nageoires, le bateau ralentit puis s’arrêta et le capitaine cria dans le micro : « Dolphins, dolphins !!! » Tout le monde se précipita sur le pont. Certains montèrent en haut. Chaque personne brandissait son appareil photos pour prendre des clichés de ce spectacle exceptionnel. Les dauphins jouaient avec le bateau. Ils étaient là par centaines et allaient très vite dans l’eau en enchaînant des sauts périlleux. Ce n’étaient pas des dauphins normaux que l’on voit dans les films qui sont blancs sur le dessous et gris sur le dessus. Il s’agissait de dauphins hectors ,une espèce endémique de Nouvelle Zélande.

Pour en revenir au bateau, nous admirions avec émerveillement les dauphins filer dans l’eau pour jaillir en faisant un triple salto avant. Moi qui aime la gymnastique, j’étais aux anges. Cela dura un bon quart d’heure à admirer ces animaux sauvages mais qui aiment tant jouer!Peu à peu, les dauphins nous ont quitté. Tous les touristes ont regagné leur siège à l’intérieur du bateau. Soudain, une otarie, deux otaries, trois otaries, dix otaries, une autre sur le rocher !!! Encore une !Des dizaines d’otaries à moins de 10 m de nous ,certaines en train de se reposer sur les rochers ,d’autres en action(plutôt lente!). Incroyable!

Dans la voiture nous ramenant à Christchurch pour notre dernière nuit avant de partir en Australie ,nous nous redisions la chance inouîe d’avoir vu autant d’animaux sauvages dans un paysage sublime.

N’était-ce pas merveilleux de finir la Nouvelle-Zélande comme ça ?

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Clémentine.