Nous sommes arrivés à Sydney très tôt ce matin et après s’être installés dans l’hôtel qu’on avait réservé, nous avons déjeuné dans un petit restaurant de nouilles chinoises pas chères puis nous sommes précipités vers le métro pour aller sur le port et visiter. La foule était nombreuse dans les larges couloirs des stations entre les écoliers et les gens qui partaient travailler…  Nous sommes enfin arrivés sur le port vêtu d’un épais manteau de touristes qui ne demandait qu’à voir le sublime opéra de Sydney qui est désormais qualifié comme la huitième merveille du monde moderne. Mais nous parlerons plus tard de cette originale et magnifique construction car pour l’instant, nous profitons de l’air frais et du soleil pour se balader sur le port où la multitude de ferrys arrivaient ou partaient pour  différentes destinations.

Mais malheureusement, la fatigue nous a tous gagné et nous sommes rentrés à l’hôtel où tout le monde s’est fait une joie de dormir pendant deux longues heures et de (comme dit Papa) « se refaire la cerise ». Après un repos qui fit du bien à tout le monde, nous avons regagné le port. C’est alors que nous avons fait la connaissance de Christopher Brown, un homme très sympathique, généreux et intelligent, qui parlait un français extraordinaire et qui venait du Sri Lanka. Nous avons passé une agréable soirée dans un café de l’opéra. En parlant de cet opéra, celui  a été construit par l’architecte danois Jorn Utzon  après avoir été inspiré d’un voilier à plusieurs voiles qui voguait sur l’eau. L’opéra vit le jour en 1973 et est maintenant connu dans le monde entier. Certains disent que c’est l’un « des chefs d’œuvre incontestable de la créativité humaine »  Les parents ont longuement discuté avec Christophe, appelé Chris pour faire plus court. Puis nous sommes allés dîner très rapidement et nous nous sommes endormis très vite, encore épuisés par l’avion du jour même.

Ce matin, nous avons pris le ferry pour aller au célèbre zoo de Sydney, qui tout comme son voisin l’opéra, est connu mondialement. Tout le monde était surexcité à l’idée de voir tous ces animaux en même temps. Et chacun avait sa petite idée de ce que ça serait, après avoir dévalisé les offices de tourisme et leur avoir volé tous les prospectus qu’ils possédaient sur le zoo de Taronga. Arrivés à destination, nous sommes montés en téléphérique jusqu’à l’entrée du zoo où, quelle ne fut pas notre surprise, nous n’étions pas les seuls visiteurs ! Plusieurs trentaines d’élèves en uniforme attendaient patiemment dans la queue. Enfin, on put entrer et découvrir plein d’oiseaux exotiques volant au-dessus de nos têtes en toute liberté. Nous avons vu des koalas, des kangourous, des singes, des crocodiles, des serpents (on a même pu en toucher un !), des goélands impressionnants par leur taille si grande, des ornithorinques, appelés platypus en Australie, des girafes, un hippopotame, des zèbres, des éléphants, des pingouins, des otaries (du côté otaries, je peux vous assurer que celles vues en Nouvelle Zélande en liberté  étaient nettement plus belles).   Les animaux de ce zoo étaient agréables à observer car on voyait qu’ils étaient heureux, en bonne santé et bien nourris.

Après cette merveilleuse aventure, nous avons pris le ferry pour aller à Watson bay ou nous avons goûté aux meilleurs Fish and ship de Sydney. Arthur était aux anges. Après une petite balade et une baignade dans la mer bleue turquoise, nous sommes rentrés à l’hôtel et nous sommes préparés pour  aller chez un très bon copain d’un très bon copain de papa (Pascal Bardouil que nous allons voir en Birmanie). Nous avons pris le ferry et le bateau pour aller au TARONGA ZOO car figurez-vous que Gilles Novel, chez qui allions, se trouvait tout près du célèbre zoo.

. Nous sommes arrivés chez Gilles et avons été accueilli par ses 3 enfants (et lui bien sûr) qui sont Lucas, 14 ans,  Leah, 10 ans et Hugo, 6 ans. Au moment où nous avons vu tous leurs animaux, on s’est demandé si finalement cela valait la peine d’être allé au zoo. ! En effet, les enfants avaient un chat, deux souris, deux lapins qui arrivaient dans la semaine  et croyez-le ou pas… UN SERPENT !!! Tout petit, non venimeux, tout mignon et se nourrissant de souris surgelés, ce dernier était entouré de six paires d’yeux dont trois ouverts grands comme des soucoupes qui se faisaient une joie de le toucher partout et de le mettre dans le jardin. Chris et sa femme, Julie, se sont joints à nous. Nous, « les kids », nous sommes descendu par la forêt et on s’est retrouvé sur un parc de pelouse verte de taille moyenne en dessous duquel se trouvait une petite plage mignonette dans lequel, d’après ces jeunes Australiens, pouvaient se trouver des requins, des anguilles électriques ou des oursins. Pas très rassurant tout ça ! En plus, la nuit commençait à tomber alors nous sommes rentrés pour profiter du barbecue, de la salle de jeux, du film, et faire de la gymnastique,  Leah étant  une championne en la matière. Nous sommes rentrés assez tard le soir avec Chris qui nous raccompagnait gentiment et avec qui on a bien ri car sa petite voiture avait bien du mal à monter.

Les trois jours qui suivirent furent un vrai bonheur : Bondi Beach, Manly Beach, Watson Baye et le jardin botanique … Tout allait bien jusqu’à la veille de notre départ pour Bali. A 18 heures 30, Maman regarde sur internet et tombe sur un article expliquant que tout détenteur de passeport d’urgence (ce qui est notre cas après avoir été volé à Santiago, au Chili) ne sera pas autorisé à entrer en Indonésie. Il faut un  « vrai » passeport.

Vous l’avez compris, nous avons dû rester plus de dix jours à Sydney pour que nos passeports soient refaits…Heureusement  Gilles nous a très gentiment hébergé, et nous étions ravis de passer du temps avec les lapins de Leah et de Hugo (qui venaient d’arriver).

Nous sommes également partis trois jours dans les Blues Montains pour l’anniversaire de Papa. Nous sommes arrivés très tard le soir dans une réserve naturelle au plein cœur de la forêt ou se trouvaient de petits bungalows. Nous nous sommes donc retrouvés dans une petite maison très simple mais confortable. Qu’il était bon de se réchauffer autours du feu, emmitouflés dans de grosses chaussettes de ski. Il faut dire que très tard le soir ou très tôt la nuit, il fait vraiment froid ici. Le gaz ne marchait pas et Papa eu une mésaventure ; en voulant ouvrir le gaz, une énorme bulle bleuâtre se précipita sur lui dans un bruit très fort. Papa y échappa de justesse.Le lendemain, une grande surprise nous attendait dehors. Une cinquantaine de kangourous broutait tranquillement l’herbe sèche devant nos bungalows ou sautait à une vitesse incroyable en direction de la forêt.

Papa était partit faire un jogging. Quand il revint, tout le monde lui chanta joyeux anniversaire puis les cinq estomacs que le froid avait creusé s’attablèrent devant de bonnes tartines de pain beurré, de bons fruits frais mélangés à du yaourt et de grands verres de jus de pomme. Un petit déjeuné de rois pour des « backpackers ». Eh oui ! 48 ans, ça se fête ! Puis nous avons pris la voiture pour les caves de Jenolan, les plus vieilles du monde ! Nous avons eu une visite très intéressante suivie par un pic nic copieux. Le soir, l’heure des cadeaux et du gâteau arriva. Papa était vraiment très heureux de ses cadeaux (que des clins d’œil comme un déodorant car Papa ne supporte pas l’odeur de nos pieds, un cahier de poésies que j’avais écrit chez Gilles, une peinture de l’opéra de Sydney encore de ma part, des caleçons, des balles de tennis car ça soulage ses cuisses quand il conduit, un kit de manucure car Papa n’aime pas qu’on ait des ongles de « sorcière » et plein d’autres petites choses drôles…). Papa a aussi été ravi de son menu : des coquilles saint jacques, des haricots verts, des pâtes et un fondant au chocolat. Nous nous sommes couchés les cœurs en joie et les ventres pleins.

Dans les caves de Jenolan qui sont les plus anciennes caves ouverts du monde, il y a un stalagmite qu’on appelle le « bishop » car il est en forme d’évêque

 

Le lendemain, nous avons fait une magnifique balade de 6 heures dans les Blues Montains. Puis nous sommes partis en voiture de retour à Sydney. Deux jours après être revenu chez Gilles, on a eu la possibilité de poursuivre notre projet école.

Ce lundi matin, nous sommes arrivés  à la « Blessed sacrement school » 5 minutes avant la sonnerie.

Les écoliers portaient un pantalon bleu, une chemise blanche et une cravate bleue pour les garçons et pour les filles, un chemisier blanc, une robe à carreaux bleus par-dessus des chaussettes montantes bleues et des chaussures bleues. Les élèves entrèrent chacun dans leur classe respective. Nous avons suivi Leah jusqu’à la sienne et nous sommes assis en tailleur dans la classe parmi les élèves qui nous regardaient les yeux ronds. La directrice (un peu raide par rapport aux professeurs) nous a présenté. La classe était grande, très bien décorée par les créations des élèves, et séparée en deux classes qui n’avaient pas vraiment de mur de séparation. Je suis allée dans la première partie avec Leah et Océane est allée dans la seconde dont les élèves avaient un niveau supérieure. J’ai commencé par une dictée de 50 mots, puis je suis sortie dehors avec un groupe d’élèves (dont Océane) et nous avons lu à voix haute une pièce de théâtre (moins bien que celles que je fais avec Amélie, la prof de théâtre de mon école) que nous avons ensuite présenté aux élèves des deux classes réunies. Les classes se sont séparées à nouveau et j’ai fait du catéchisme (l’école est catholique). La cloche a sonné et nous sommes tous sortis prendre le dizainé (j’appelle le snack de dix heures comme ça). Dans la cour, il y avait une cafète qui vendait des glaces, des chips, des bols de riz, des muffins, des sodas et des jus de fruits. Les garçons s’amusaient au foot, et les filles avec une petite balle qu’elles se passaient avec la paume de main.

Les filles du groupe de Leah ont été très accueillantes et généreuses avec nous. Sans cesse, elles nous proposaient (Océane et moi) des pièces pour s’acheter des trucs à la cafétéria ou bien elles nous intégraient dans leurs jeux. Nous sommes retournés en classe et avons fait une prière. Chacun  était libre de dire une prière sur ce qu’il veut. Les élèves récitent ensuite 2 prières en chœur.  Ensuite, les deux classes ont regardé un diaporama sur « comment mesurer le périmètre d’un polygone ». Comme dans toute les écoles du monde, les deux maîtresses ‘très sympathiques interrogeaient les élèves. Après le diaporama, nous sommes retournés dans nos classes. C’est alors que tous les élèves ont sorti de leur casier un Ipad. Dans mon école, c’est interdit d’en apporter pendant les cours et ici, les profs demandent à en apporter et à s’en servir. Nous avons donc été sur une application de mathématiques (« hot maths ») et avons effectué les exercices où il été question de kilogrammes et de centimètres. Je me suis alors rendu compte d’un truc qui n’aurait jamais eu lieu en France : pour faire leurs devoirs, les enfants étaient affalés sur des canapés ou sur des poufs multicolores. Tout avait l’air tellement plus simple dans une classe comme ça. Les murs étaient recouvert d’affiches  et de dessins colorés et originaux.

Nous avons fini cette belle journée par un bain à Manly Beach…Demain, c’est une autre aventure qui commence car nous partons à Bali !

A bientôt !